Fer : bienfaits et vertus

Oligoélément indispensable pour le corps humain, le fer joue un rôle important dans le bon fonctionnement de notre organisme. Parfois sous-estimé, car nous n’en avons besoin qu’à de très infimes proportions dans le sang, cet élément chimique ne peut être synthétisé par le corps. Comment en consommer ? D’où provient le fer que nous avons dans l’organisme ? Quels sont ses bienfaits ? Les réponses…

Les origines du fer

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Les premiers usages thérapeutiques du fer remontent 15 siècles avant la naissance de J.-C. Le Grand Pyrus de Berlin consigne qu’il était utilisé en tant que remède pour éviter les possibles infections suite à une morsure de bête sauvage. À noter que ce recueil représente l’un des plus importants papyrus traitant de la médecine traditionnelle égyptienne. Dans l’Antiquité, on prescrit de la limaille de fer avec du vin pour traiter les carences. Les premières études scientifiques concrètes sont menées à partir du XVIIe siècle grâce à Thomas Sydenham, un médecin britannique. Ses travaux se concentraient sur le diagnostic de l’anémie ferriprive. Toutefois, ce n’est qu’aux débuts du XIXe siècle que le sulfate de fer, le premier supplément de fer synthétisé, fut mis au point.

Le fer présent dans l’organisme humain provient essentiellement des aliments, puisque le corps est incapable d’en synthétiser. La nourriture nous en fournit deux formes : le fer héminique et le fer non héminique. Le premier, comme son qualificatif l’indique, est associé à l’hème (le sang). On le retrouve uniquement dans les produits alimentaires d’origine animale. Le second, quant à lui, est surtout présent les légumes, les œufs et la plupart des produits dérivés du lait. Notre organisme assimile cinq fois mieux le fer héminique.

Les abats ainsi que les viandes rouges représentent les meilleures sources de fer héminique (rognon, foie de canard, foie de bœuf, palourdes…). D’un autre côté, les graines de sésame possèdent l’une des plus importantes teneurs en fer non héminique aux côtés des lentilles.

Les bienfaits

Bon pour la santé du cerveau

Il contribue au bon fonctionnement du cerveau. En tant que micronutriments essentiels à l’organisme, il intervient dans la synthèse de neurotransmetteurs, en charge de véhiculer toute information pertinente vers les neurones. A contrario, le manque de fer dérègle tout le processus et cause de nombreux troubles cognitifs : des problèmes d’attention et de concentration, de l’hyperactivité chez les enfants, de la dépression passagère chez les personnes adultes…

Un renforcement du système immunitaire

Le fer améliore les performances de notre système immunitaire en apportant de la vitalité aux lymphocytes, aux cellules macrophages, etc. Une carence expose le corps aux virus et aux microbes. Nous serions plus fragiles et plus enclins à développer des maladies que l’on aurait pu éviter. À titre d’exemple, les enfants souffrant d’un déficit en fer contractent facilement la grippe, le rhume, la rhinopharyngite, etc.

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Une influence positive sur la thyroïde

Des études montrent que le fer influe sur le bon fonctionnement de la thyroïde. Cette glande endocrine régule et est à l’origine de plusieurs fonctions essentielles de l’organisme. Ainsi, une baisse du taux de fer dans le corps pourrait entraîner de la fatigue, des problèmes de poids en trop… Certaines personnes deviennent plus sensibles au froid.

Contre l’insuffisance cardiaque

Le fer améliore le transport de l’oxygène dans le sang. Il aide à une meilleure contraction du cœur. Des recherches ont été menées sur des patients atteints d’insuffisance cardiaque. Certains d’entre eux ont reçu des placebos, tandis que d’autres ont bénéficié d’une supplémentation en fer. Les résultats sont sans appel : les personnes ayant reçu le complément sous forme d’injection accusent d’une amélioration notable de leur état.

Un anti-fatigue efficace

Une carence en fer peut parfois causer de la fatigue. Étant donné l’importance de ce micro nutriment, il est tout à fait normal de supposer à son implication dans le métabolisme cellulaire, notamment dans la vitalité des muscles du corps. En effet, nombre d’études affirment qu’un apport optimal réduit la fatigue avant de traiter l’anémie chez un patient.

Les problèmes causés par une carence en fer

Le déficit en fer dans l’organisme peut entraîner l’apparition de nombreuses maladies, dont l’anémie. Il s’agit d’une maladie qui touche plus de 800 millions de personnes dans le monde (chiffres de l’OMS). L’anémie se manifeste surtout chez les personnes adoptant un régime végétalien.

La carence se manifeste de plusieurs manières : la fatigue, l’essoufflement, la diminution des performances physiques et mentales, l’anxiété, la perte de cheveux…

Posologie

Avant de consommer des compléments en fer, il est important de se rapprocher d’un médecin afin de déterminer si vous êtes réellement sujet à une carence en fer. À noter que si son déficit s’avère pénalisant pour l’organisme, son excès l’est tout autant. En France, un dosage précis a été préétabli pour fixer une consommation optimale par tranche d’âge. Chez les enfants âgés de moins de 9 ans, l’apport quotidien doit être de 7 mg. Jusqu’à 12, il doit être à 8 mg. Un adolescent (13 à 19 ans) peut consommer jusqu’à 14 mg. Une femme enceinte aura besoin de 25 à 35 mg par jour. La dose sécuritaire à ne pas dépasser est de 28 mg par jour.

En règle générale, il se consomme durant les repas. Il s’accompagne habituellement de vitamine C qui permet à l’organisme de l’assimiler plus facilement. Le calcium et les tanins produisent l’effet inverse.

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Contre-indications et effets secondaires

À dose modérée, il n’offre que des bienfaits à l’organisme. Mieux vaut toujours obtenir un avis médical avant d’en consommer. A contrario, à forte de dose, il devient toxique et peut causer de nombreuses maladies : l’hépatomégalie, le cancer, le diabète, nausée, diarrhée… Les compléments en fer peuvent être consommés durant la grossesse et pendant l’allaitement. Toutefois à titre de précaution, ils doivent être soumis à un suivi médical strict.

Les plantes médicinales à forte teneur en fer

Il existe de nombreuses plantes thérapeutiques proposant une forte teneur en fer. Elles peuvent ainsi se substituer à des compléments synthétisés en laboratoire. Le cumin possède la plus forte teneur en fer, suivi de près par le thym, la spiruline, le sésame, le soja…

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