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Schizandra : bienfaits et vertus

La schizandra est une plante thérapeutique incontournable de la médecine traditionnelle chinoise. Classée parmi le cercle fermé des plantes aux vertus adaptogènes, ses bienfaits ne se comptent plus. Cancer, diabète, déficience du système immunitaire…, elle combat tous les maux, ou presque. Et il n’a pas fini de faire parler de lui tant ses bienfaits sont nombreux, surtout en Occident où sa notoriété est en train de grimper en flèche. Quelles sont ses origines ? Quelle est son histoire ? Quelles sont ses vertus et propriétés médicinales ? Nous avons mené l’enquête pour vous…

Les origines de la schizandra

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La schizandra nous vient de Chine où elle appartient aux plantes supérieures de la pharmacopée chinoise. On l’utilise depuis plusieurs millénaires dans le pays du soleil levant où elle se fait appeler Wuwei Zi. Elle pousse également en Russie où l’on peut aussi retracer de nombreux usages traditionnels en médecine.

À noter que la schizandra désigne à la fois le fruit et la plante sur laquelle elle est prélevée. Elle appartient à la même espèce végétale que la badiane, que l’on connaît surtout comme anis étoilé. La plante se reconnaît facilement, car elle adopte les mêmes caractéristiques d’une liane arborescente. Elle s’attache et s’enroule généralement sur d’autres arbres pour grandir et atteindre sa taille adulte d’environ 10 mètres de long. Par ailleurs, le fruit reprend les traits classiques d’une baie, ronde et rouge. On le surnomme « graine aux cinq saveurs » ou « fruits aux cinq saveurs » à cause de son goût unique où se mélange l’amer, le sucré, le salé, le piquant, l’aigre.

Les Chinois utilisaient la schisandra pour traiter les problèmes respiratoires, comme l’asthme ou la toux. Ils en consommaient avant la chasse pour améliorer l’endurance, et en guise de lutte contre la fatigue ainsi que la faim. C’est d’ailleurs pour ces propriétés que les Russes avaient lancé des recherches sur la plante et ses fruits dans les années 40 dans, en espérant que cela améliorerait les performances de leur armée.

Les bienfaits de la schizandra

Pour une meilleure libido

En Chine, il est coutume de donner des baies de schizandra aux jeunes mariés avant la nuit de noces. En effet, elle booste la libido en apportant des vertus aphrodisiaques assez conséquentes. Concrètement, le fruit a la particularité d’agir sur le système nerveux central et de réveiller tous les sens. Couplé avec des propriétés antifatigue, elle exhorte l’envie et rend plus réceptif à tous les stimuli perçus par le corps : les saveurs, les odeurs et surtout le toucher. D’après des retours d’expérience, la schisandra améliorerait aussi la sensualité chez la femme. La stimulation des 5 sens intensifierait le plaisir.

Une excellente plante adaptogène

La schizandra fait partie des plantes que l’on qualifie d’adaptogène. Ce concept fait référence à sa faculté à réharmoniser le corps dans son ensemble. Les baies embarquent des principes actifs pouvant s’adapter aux besoins de l’organisme. En règle générale, le corps résiste mieux au stress, qu’il soit physique ou émotionnel, et s’adapte mieux aux situations particulières. À titre d’exemple, les baies de schisandra aident le corps à s’habituer aux changements de températures. L’organisme offre une meilleure et plus rapide réponse contre les soudains changements d’environnement (jetlag, du froid à la chaleur, etc.). Elle assure également un meilleur bien-être mental et physique.

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Une protection efficace pour le foie et des effets detox

En Chine, la schizandra est souvent prescrite pour traiter les problèmes hépatiques. Cela rejoint ses vertus protectrices des principaux organes du corps humain (le cœur, les poumons, les reins, le cerveau). Des études ont confirmé ses bienfaits hépatoprotecteurs. Parmi elles, on notera les travaux du docteur Hikano qui a pu mettre en évidence l’existence de deux lignanes pouvant transformer des bactéries intestinales en des substances capables de stopper le développement de cellules cancéreuses. Par ailleurs, ces substances de type hormonal sont capables de neutraliser la peroxydation des lipides qui sont parfois à l’origine de lésions hépatiques. En 2013, des études cliniques démontrent que la consommation de schizandra entraîne une baisse des enzymes hépatiques (l’AST et l’ALT) que l’on corrèle souvent à des troubles du foie.

Une meilleure résistance immunitaire

Grâce à ses qualités de plante adaptogène, la schisandra chinensis améliore la réaction de nos défenses immunitaires. Elle renforce et soutient les globules blancs dans la protection de l’organisme contre les différentes agressions externes : virus, bactéries, etc. Concrètement, la plante ni ses baies n’agissent pas directement sur les maladies ou les agressions, par contre, elle aide le corps à s’adapter et à adapter ses réponses immunitaires. Elle aide ainsi le corps en guise de prévention.

Composition et posologie de la schisandra

La schisandra dispose d’un large panel de principes actifs pour justifier de ses nombreux bienfaits. On en dénombre pas moins d’une trentaine (schizandrine, gomisine…). Elle se compose également de terpénoïdes, d’antioxydants (flavonoïdes), de polyphénols. On retiendra exceptionnellement ses lignanes qui lui valent une partie de ses propriétés de plante adaptogène.

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La composition varie légèrement en fonction du type de préparation que l’on utilise. Les baies de schisandra séchées et moulues sont plus présentes sur le marché. La poudre peut accompagner une boisson ou bien être ajoutée à un yaourt. En pharmacie, elle existe essentiellement sous forme de gélule et sous forme d’extrait. Il est important de choisir une préparation ayant au moins 5 % de schisandrine. La dose quotidienne usuelle recommandée se situe entre 200 à 1400 mg. Une cure ne dure pas plus de 3 mois et au moins 8 semaines.

Contre-indications et effets secondaires

Même si l’on peut considérer la schisandra chinensis comme une plante sécuritaire, il convient de ne pas en donner aux enfants et aux femmes enceintes. Les rares effets secondaires qu’elle produit découlent d’un surdosage. Le patient peut uriner bien plus qu’habituellement étant donné que la plante fait fonctionner les reins de manière plus intense. Certaines personnes rapportent également un excès des pulsions sexuelles, chose que l’on peut parfaitement contrôler, soit dit en passant.

Association avec d’autres plantes médicinales

Pour soutenir ses effets aphrodisiaques, vous pourrez coupler la schisandra avec de la maca ou encore du tribulus. En tant que plante adaptogène, elle se marie parfaitement avec la rhodiola et le ginseng.

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